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Résumé de la 2ème partie du livre

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  • Le jeu de simulation au leadership / cohésion d’équipe

Dans la continuité du précédent article, qui présentait une nouvelle manière de classifier les différents styles d’apprentissage et les approches permettant de faire face aux préférences individuelles, la deuxième partie du livre donne des d’idées pour le renforcement de la mémorisation et l’utilisation des émotions.
Ensuite, vous trouverez des conseils pratiques pour lever les freins à l’apprentissage et éveiller l’intérêt, ainsi que différentes manières pour soutenir l’effort des apprenants et apporter du plaisir.

Carlo BIANCHI – Consultant en Ingénierie Pédagogique

RAPPEL DES 4 TYPES D’APPRENANT

Inspiré des théorie de Carl Jung et William Marston, ce modèle largement utilisé dans les formations qui s’intéressent aux relations interpersonnelles (vente, management, communication…) explique qu’il y existe 4 types d’apprenants (mis en évidence dans le schéma avec des symboles de couleur différente), chacun ayant des préférences d’apprentissage spécifiques.

Il ne s’agit pas de mettre les gens dans des cases, car une personne possède l’ensemble des capacités relatives aux quatre couleurs, mais généralement il y a une couleur qui domine sur les autres et détermine les préférences d’apprentissage.

Puisqu’il n’existe pas de méthode pédagogique capable de prendre en compte simultanément les 4 manières d’apprendre, le Funny Learning propose d’alterner des courtes séquences (capsules) chacune orientée vers une des quatre couleurs.

PRENDRE EN CONSIDÉRATION LES BIORYTHMES

Une des limites de notre capacité à capter l’information est due, d’une part, à la courbe de l’attention : notre niveau optimal d’attention ne peut  dépasser la durée de 10 minutes, puis il tombe en chute libre en l’espace de quelques secondes, même pour un sujet passionnant. Il s’agit alors de faire interagir, questionner, utiliser les émotions…

Mais pour interagir avec efficacité il faut avoir un bon niveau d’énergie et de vigilance, il est alors utile de prendre en compte les principes de chronobiologie(1) afin de faire correspondre les activités qui demandent un effort intellectuel durant les phase de vigilance et dynamiser les phases de basse vigilance avec des activités qui mettent le corps en mouvement.

Cette courbe montre assez clairement qu’organiser des formations qui durent des journées entières n’est pas la solution idéale d’un point de vue de l’apprentissage, mais les contraintes logistiques nous obligent à chercher un compromis entre efficacité de la formation et organisation du travail.

S’il n’est pas toujours possible de rythmer l’apprentissage en fonction des moments de la journée, la formation multimodale permet d’alterner des séquences en présentiel avec des séquences à distance et les espacer dans le temps, afin de mieux respecter les rythmes d’apprentissage de chacun.

EFFORT ET PLAISIR

L’apprentissage nécessite de la concentration, donc de l’effort. Pour que l’effort soit acceptable, il doit procurer du plaisir. Si les sportifs de haut niveau acceptent de s’entrainer de manière intense, c’est parce que la récompense est supérieure à l’effort !

Les neuroscientifiques expliquent que notre cerveau est programmé pour aller vers le plaisir et éviter la douleur. Le « circuit de la récompense » est un mécanisme assuré par la dopamine; il incite un individu à reproduire l’action qui a été à l’origine d’une récompense et apporte la motivation à persévérer dans l’effort.

Les systèmes de récompense, la valorisation du travail des apprenants, l’humour et le jeu rétablissent le juste équilibre entre effort et plaisir.

Par ailleurs, le cerveau déteste l’ennui car il est programmé pour explorer et trouver des solutions. Les énigmes, le questionnement et les études de cas problématiques sont également des sources de plaisir et de motivation à apprendre.

JOUER AVEC LES ÉMOTIONS

Antonio Damasio, dans son ouvrage « L’erreur de Descartes » explique que l’émotion précède la cognition, c’est à dire qu’il ne peut pas y avoir d’apprentissage sans émotions.

Les émotions sont des véritables leviers pour agir, elles soutiennent la mémoire, qui aidera le cerveau à mieux traiter l’information.

L’émotion améliore considérablement la mémorisation, mais de manière différente, selon le type d’émotion vécue. Dans le cas d’émotion positive on retient mieux les éléments de cohérence, avec la globalité d’une situation. Dans le cas d’émotions négatives on se souvient moins de choses, mais la mémoire est plus focalisée sur des détails précis, au détriment de la vision globale.

RENFORCER LA MÉMORISATION

90% des informations perçues sont oubliées dans les 30 jours et   plus de la moitié de l’oubli a lieu dans les quelques heures qui suivent la formation. Cependant, le formateur peut limiter les dégâts en prenant en compte quelques principes, à mettre en pratique lors de la conception et l’organisation de la formation.

Soigner l’environnement :

L’éclairage, l’odeur, les bruits, le niveau de confort et les animations, agissent positivement sur la mémoire épisodique et ont un impact sur la convivialité.

Répéter sans se répéter :

La répétition favorise l’encodage des information et les maintien plus longtemps dans la mémoire de travail.   Selon la complexité des concepts à faire apprendre il est nécessaire d’effectuer plus ou moins de répétitions.

Mais répéter ne signifie pas redire plusieurs fois la même chose, répéter signifie aborder le même concept de différentes manières et avec différents outils. Par exemple : la même idée peut être, d’abord, présentée verbalement ou avec des slides, puis illustrée sur une carte mentale, et enfin mise en situation dans un exercice ou un jeu.

Utiliser tous les sens :

L’idée que les activités pédagogiques qui associent plusieurs sens sont plus efficaces est assez répandue, et les travaux du psychologue Richard Meyer ont apporté cinq nouveaux principes, particulièrement utiles pour la conception de présentations, de modules e-learning ou de capsules vidéo :

  1. Les apprenants retiennent mieux avec du texte et des illustrations, plutôt qu’avec du texte seul.
  2. Les textes et les illustrations doivent être présentés simultanément.
  3. Les apprenants retiennent mieux si le texte et les illustrations sont présentés côte à côte.
  4. Tout texte, objet, son, image non pertinent doit être exclu.
  5. Les apprenants retiennent mieux avec des images et des narrations, plutôt qu’avec des images et du texte.

La pyramide de l’apprentissage, élaborée par les chercheurs du National Training Laboratioires du Maine, n’est pas citée dans le livre, mais j’ai décidé de la faire apparaitre ici parce qu’elle est tout à fait cohérente avec la pensée des auteurs du Funny Learning et elle présente clairement le degré de rétention des information selon le type d’activité pédagogique.

Contrairement aux idées reçues, un échange verbal est plus facilement mémorisé que le contenu d’une vidéo, tout simplement parce que le niveau d’implication et d’attention lors d’une discussion est plus élevé .

INVERSER LA PÉDAGOGIE

La formation professionnelle s’inspire encore trop souvent du modèle traditionnel, issu des anciens schémas scolaires, qui ont montré la preuve de leur inefficacité.

À l’école, on suit la leçon en classe, pour ensuite faire les devoirs à la maison. En entreprise, c’est à peu près la même chose : le formateur transmet des concepts en salle, ensuite l’apprenant essaye de les mettre en pratique sur le terrain.

Mais les vraies difficultés d’apprentissage arrivent au moment de transfert de la théorie vers la pratique, c’est à dire au moment des devoirs pour l’étudiant, et au moment de la mise en pratique pour le professionnel; et c’est à ce moment là où l’apprenant a réellement besoin du soutien du formateur !

Inventée à Harward dans les années 90 par le professeur de physique Éric Mazur, la « pédagogie inversée » commence à être utilisée également en Europe. Il s’agit de faire effectuer les activités cognitives simples individuellement et à distance (lire un texte, regarder une vidéo, un podcast…) et d’effectuer les activités cognitives complexes en groupe avec le soutien du formateur (exercices, résolution de problèmes approfondissement, questionnement…).

Si les premières expériences concluantes datent du début des années 90, avant la démocratisation d’internet, les pionniers de la pédagogie inversée envoyaient les supports de formation tout simplement par la poste : des livres, des articles, des cassettes vidéos, ou des cassettes audio.  La pédagogie inversée atteint le sommet de son efficacité aujourd’hui, grâce aux nouvelles plateformes et outils numériques qui facilitent l’apprentissage à distance.

MA CAPSULE PRÉFÉRÉE

Comme promis en introduction, je vous offre une capsule, que j’ai animé récemment et qui a beaucoup plu à un groupe d’apprenants que j’ai formé à la conception de formations.

C’est une manière originale et très rapide pour faire exprimer aux participants , vers la fin de la formation, leur engagement dans la mise en pratique de ce qu’ils ont appris, avec un plan d’actions.

Pour l’obtenir, téléchargez cet article en format PDF.

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