Le Mind Mapping en entreprise : bien plus qu’un outil pour organiser ses idées
Organiser ses idées, former, présenter et animer des réunions
Organiser ses idées, former, présenter et animer des réunions
Par Carlo BIANCHI : Consultant en Ingénierie Pédagogique & Concepteur de Jeux de Formation
Construire une présentation. Animer une formation ou une réunion. Organiser ses idées. Piloter un projet…
Dans notre activité professionnelle, nous passons beaucoup de temps à recueillir des informations, à les organiser, puis à essayer de les rendre compréhensibles pour les autres.
Et, très souvent, nous commençons de la même manière : une page blanche, un document Word, une liste de tâches ou la première diapositive d’un PowerPoint.
Et si nous commencions plutôt par penser avant de rédiger ?
C’est précisément là que le Mind Mapping devient intéressant.
Une carte mentale ne sert pas seulement à prendre des notes ou à faire un brainstorming. Utilisée comme un véritable outil de travail, elle permet de faire émerger les idées, de les structurer, de visualiser leurs relations et de transformer progressivement une réflexion en action.
L’un des principaux intérêts du Mind Mapping est de nous obliger à changer de perspective.
Lorsque nous rédigeons un document ou construisons une présentation, nous avançons généralement de manière linéaire : une idée après l’autre, une page après l’autre, une diapositive après l’autre.
La carte mentale propose le chemin inverse : commencer par ce qu’on appelle la « Big Picture ».
On pose le sujet au centre, on fait émerger les grandes idées, puis on développe progressivement les différents niveaux de détail.
Cette manière de travailler permet de déplacer les idées, de les regrouper, de supprimer les redondances et de faire apparaître des relations que nous n’avions pas nécessairement identifiées au départ.
La carte mentale devient alors moins un outil de représentation qu’un outil pour penser.
Nous avons presque tous acquis le même réflexe : lorsqu’il faut préparer une présentation, nous ouvrons PowerPoint.
Et nous commençons par la première diapositive, puis la deuxième, puis la troisième…
Le risque est de construire progressivement une succession de slides sans avoir suffisamment travaillé la logique globale de notre intervention. Avec le Mind Mapping, on commence ailleurs.
Avant de créer les diapositives, on construit le fil conducteur.
Le message principal occupe le centre de la carte. Les grandes branches deviennent les idées essentielles. Les sous-branches accueillent les arguments, les exemples, les chiffres ou les illustrations.
En un seul regard, il devient possible de vérifier l’équilibre et la cohérence de l’ensemble.
Et la carte peut également accompagner la présentation elle-même.
Au lieu d’être prisonnier d’un déroulé totalement linéaire, le présentateur conserve une vision globale de son intervention et peut naviguer plus librement en fonction des réactions et des questions de son public.
En formation, le Mind Mapping peut aller beaucoup plus loin que la simple présentation visuelle d’un contenu.
Le formateur peut bien sûr l’utiliser en amont pour construire l’architecture de sa formation.
Il peut également l’utiliser pour présenter progressivement un sujet complexe, tout en conservant visible la structure générale du contenu.
Mais l’usage devient encore plus intéressant lorsque ce sont les participants qui contribuent à la construction de la carte.
On peut, par exemple, commencer une séquence par une question et demander aux participants ce qu’ils connaissent déjà du sujet.
Leurs réponses apparaissent progressivement sur la carte.
Pendant la formation, certaines branches sont complétées, corrigées ou réorganisées.
À la fin, la carte permet de visualiser le chemin parcouru et devient un support de synthèse et de réactivation.
Le Mind Mapping cesse alors d’être seulement un support visuel – Il devient une véritable activité pédagogique.
Imaginez que l’ordre du jour ne soit plus une succession de points écrits sur une page, mais une carte mentale projetée devant le groupe :
Au centre : le sujet de la réunion.
Autour : les différents thèmes à traiter.
La structure de la discussion est immédiatement visible.
Mais surtout, la carte évolue avec la réunion.
Une idée apparaît ? Elle est ajoutée.
Un problème est identifié ? Une nouvelle branche est créée.
Une décision est prise ? Elle est formalisée.
Une action est décidée ? On lui associe un responsable et une échéance.
La carte devient ainsi simultanément ordre du jour, support d’animation, espace de réflexion collective et trace de la réunion.
Et, dans de nombreux cas, la carte construite collectivement peut devenir directement le compte rendu.
Il n’existe pas une seule bonne manière de pratiquer le Mind Mapping.
Pour réfléchir seul ou avec un petit groupe, une feuille de papier et quelques feutres peuvent parfois être largement suffisants.
Pour construire des cartes complexes, les modifier, les partager ou les réutiliser, les logiciels de Mind Mapping deviennent particulièrement intéressants.
Et l’intelligence artificielle ouvre aujourd’hui une troisième possibilité.
À partir d’un objectif et d’un prompt correctement formulé, elle peut produire en quelques secondes une première structure de carte.
Mais produire rapidement une structure ne signifie pas nécessairement produire la bonne structure.
Il faut encore savoir sélectionner, hiérarchiser, simplifier et adapter les informations à son objectif.
L’enjeu n’est donc pas de choisir entre papier, logiciel et IA.
Il est de savoir quel outil utiliser, pour quel besoin et à quel moment.
C’est précisément dans cette logique que LEARNING by DOING a conçu la formation « Le Mind Mapping pour le Formateur et pour le Manager ».
L’objectif n’est pas simplement d’apprendre à dessiner de belles cartes mentales.
Il est d’apprendre à les utiliser dans des situations professionnelles concrètes :
100 % e-learning
Dans la plupart des formations, on termine en se disant : « Très intéressant. Maintenant, il faut que je trouve le temps de mettre tout cela en pratique »
Et quelques semaines plus tard, les bonnes intentions sont parfois restées… des intentions.
Nous avons donc voulu consacrer une partie importante de cette formation au passage de l’apprentissage à l’utilisation professionnelle.
L’idée est simple : ne pas repartir d’une page blanche.
Avec la formation, vous disposez d’une véritable boîte à outils professionnelle :
L’objectif est de pouvoir prendre un modèle ou une structure, le personnaliser et commencer immédiatement à l’utiliser dans son propre contexte professionnel.
Vous n’avez pas besoin de savoir dessiner.
Vous n’avez pas besoin non plus d’avoir déjà utilisé un logiciel de Mind Mapping.
La formation commence par les fondamentaux avant d’aller progressivement vers les usages professionnels.
Elle vous permet d’apprendre la méthode, de l’expérimenter et surtout de découvrir comment l’intégrer dans votre manière de travailler.
Car l’objectif final n’est pas de devenir un spécialiste du Mind Mapping.
Il est beaucoup plus concret :mieux organiser vos idées, mieux les partager et passer plus facilement de la réflexion à l’action.