Stop aux neuromythes !
Sous titre (Extrait)
Sous titre (Extrait)
et ce qu’on leur fait dire à tort…
Par Carlo BIANCHI : Consultant en Ingénierie Pédagogique & Concepteur de Jeux de Formation
d’après le Hors série n°7-2025 de la revue Science & Cerveau.
Les neurosciences fascinent, éclairent, mais parfois… elles sont caricaturées comme un mauvais film hollywoodien : effets spéciaux sans scénario scientifique. Faisons le tri entre les faits avérés et les clichés.
Cet engouement scientifique a rapidement gagné le grand public, mais aussi entraîné une vague de simplifications et de malentendus. De nombreux clichés persistent : opposition cerveau gauche/cerveau droit, différences entre cerveaux masculins et féminins…
Ces neuromythes, souvent soutenus par les médias, nuisent à la compréhension des véritables apports aux sciences cognitives. Pour y voir plus clairéviter de se tromper, il est essentiel de distinguer les faits documentés des idées reçues.
Les cerveaux de pianistes professionnels, qu’ils soient hommes ou femmes, présentent les mêmes adaptations, liées à la pratique musicale, pas au sexe.
Les différences observées entre cerveaux masculins et féminins sont souvent des conséquences sociales, pas des causes naturelles.
Dans les années 80 Howard Gardner distingue 8 types d’intelligence : musicale, logico-mathématique, corporelle, interpersonnelle, etc… dans l’objectif de valoriser la diversité cognitive.
« Moi je suis visuel, mon collègue est kinesthésique. » C’est facile à dire et ça donne un air d' »expert ». Dommage que ce soit complètement faux.
Ce que disent les chercheurs :
Ce que disent les chercheurs :
Ce qui compte :
Les neurosciences n’expliquent pas tout, mais elles nous aident à mieux comprendre les véritables leviers de l’apprentissage.